Aptitude logique

Qu’est-ce qu’un test psychotechnique ?

Un test psychotechnique est un élément standardisé, appliqué à une personne ou à un groupe, qui permet de mesurer diverses capacités intellectuelles. Présenté sous une forme relativement ludique et regroupant toute une panoplie d’exercices, un test psychotechnique est destiné à évaluer à la fois les capacités intellectuelles d’un candidat et la forme d’intelligence dont il fait preuve (numérique, verbale, spatiale, etc.).

Les aptitudes évaluées par les tests se réfèrent toutes à des théories générales sur l’intelligence. D’une manière commune, on considère que les compétences intellectuelles s’apprécient selon cinq axes pertinents :

  • L’intelligence cristallisée, relative à la connaissance, de la pratique scolaire, des habitudes, de l’expérience et à la maitrise des systèmes de signes et de langage, verbal et numérique. C’est une intelligence très culturelle.
  • L’intelligence fluide, habituellement appelée facteur g qui est le produit de l’équipement neurologique et des apprentissages incidents. Elle conditionne la réussite dans les activités qui impliquent la manipulation de relations complexes, la formation de concepts, le raisonnement, la résolution de problèmes nouveaux et la transférabilité de compétences logiques. C’est une intelligence peu culturelle.
  • La visualisation, relative à la représentation et à la transformation mentale des objets, nommée couramment « facteur spatial ».
  • La créativité ou flexibilité du raisonnement, c’est-à-dire la capacité de penser autrement que les autres ou de passer rapidement d’un type de raisonnement à un autre.
  • La capacité à réagir rapidement, c’est-à-dire attention, concentration, mémoire.

Tout test psychotechnique mobilisera toujours plus ou moins, à des degrés divers, ces cinq axes.

Un test est « un dispositif d’observation des individus qui présente quatre propriétés :

  • Standardisation
  • Référence à un groupe
  • Fidélité
  • Validité

Standardisation

Les conditions de passage et de notation du test doivent impérativement être les mêmes pour tous.

Pour les modalités de passation : le matériel, les consignes, les temps de présentation et de résolution, les items exemples, les éventuelles aides ou relance en cas d’échec, les conditions d’arrêt de passation…

Pour les modalités de notation : les conditions d’attribution des points, les conduites à tenir face aux mauvaises réponses (parfois elles peuvent venir en déduction des scores), les modalités de calcul du ou des scores…

Tous ces éléments, aussi bien pour la passation que pour la notation, sont généralement clairement définis, voire illustrés par des exemples, dans le fascicule du test. Ces informations permettent de placer tous les sujets exactement dans la même situation, et plus particulièrement, de les placer dans la même situation que les sujets de l’échantillon d’étalonnage. Si ces conditions sont équivalentes, la standardisation est assurée : on peut alors se reporter avec confiance à l’étalonnage pour situer le niveau de performance du sujet. C’est cette standardisation qui permet la comparabilité des résultats. Sinon, si l’un des éléments de standardisation est défectueux, la situation d’évaluation est différente de celle qui est prévue (par exemple, si on fournit des aides au sujet pendant la passation, si on lui laisse plus de temps…) et on ne peut plus utiliser l’étalonnage.

Référence à un groupe et étalonnage

Le groupe de référence est un groupe de sujets qui présentent les mêmes caractéristiques que le sujet examiné (au niveau de l’âge et/ou du sexe et/ou du niveau d’étude…) et qui a été confronté au même test. L’ensemble des scores obtenus par ce groupe de sujets va permettre de situer les performances d’un sujet examiné dans ce groupe de référence (principe de l’étalonnage).

Par exemple, si le test comporte 120 questions à raison d’un point par réponse correcte et que le sujet obtient 86 points (donc 86 bonnes réponses), comment interpréter ce score brut de 86 ? Est-ce une bonne performance ? Sans informations sur le niveau de difficulté du test, ou sur le degré de réussite d’autres sujets confrontés à la même épreuve, il n’est pas possible d’interpréter ce score de 86 points. Pour cela, il faut utiliser un étalonnage qui va permettre de situer la performance du sujet par rapport aux résultats d’un groupe de sujets comparables au sujet examiné. C’est par cette comparaison que l’on pourra interpréter le niveau de performance du sujet. L’étalonnage va indiquer si ce score de 86 se situe en dessous ou au-dessus de la moyenne du groupe, ce qui est un élément de réponse. Les étalonnages étant en général détaillés, ils permettent de situer plus précisément le niveau de performance du sujet qu’en le référent simplement à la moyenne. Par exemple, si l’étalonnage utilisé indique que seulement 10 % des sujets obtiennent un score égal ou supérieur à 86 points, ce score brut de 86 reflétera alors un très bon niveau de performance. L’étalonnage permet donc de transformer une note brute en note étalonnée et ainsi de positionner précisément la performance du sujet au regard de celle d’un groupe de référence. Cela permet l’interprétation du résultat obtenu au test.

Fidélité

Si les mêmes personnes effectuent le même test dans les mêmes conditions de temps et de passation, alors les résultats doivent être similaires. Il y a deux types de fidélité, la fidélité homogène qui doit montrer que le test est fidèle à lui-même et la fidélité constante : le candidat doit obtenir les mêmes résultats en repassant le test à quelques mois d’écart. Il y a des limites à ce facteur. En effet, si le temps est trop court entre deux passages de test, le facteur mémoire joue un rôle important puisque le candidat se souvient des réponses. Mais si a contrario, le temps est trop long, les capacités des candidats évoluent, ce qui va fausser les résultats des tests, et ne seront donc plus similaires.

Validité

La validité correspond à ce qui est mesuré par le test. Par exemple pour les tests de QI qu’ils évaluent tous l’intelligence. Il y a plusieurs validités. La validité de construction, qui permet de voir si le test mesure bien ce qu’il est censé mesurer. La validité du contenu qui permet de se rendre compte si le test recouvre bien tous les aspects à mesurer. La validité prédictive, qui permet un pronostic professionnel du candidat. On mesure la pertinence du test.

Ce n’est qu’après avoir validé tous ces critères qu’un test est jugé comme fiable et qu’il permet d’analyser des candidats, de les différencier très finement et d’être constant dans les appréciations.

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